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Le 11 décembre 2017

Bel et indispensable ouvrage de pollinisation
© Photo : Jacques Solomiac

Editorial 30 juillet 2009

Taxe carbone ...

... Pour sauver l’humanité ou renflouer les caisses de l’Etat ?

Un président de droite à su en 2009 faire porter un projet impopulaire par un ancien premier ministre socialiste. Chà¢peau !

La sagesse impose de ne pas tirer trop vite de conclusion sur ce qui n’est aujourd’hui qu’un projet. A la rentrée (septembre 2009 ?) un grand débat est promis par le premier ministre actuel. Et puis il faudra décider. Que deviendront les propositions de M. Michel Rocard qui fait à 76 ans un retour sur le deavnt de la scène politique des plus remarqués ?

C’est quoi la taxe carbone ?

C’est un prix (encore à définir) à payer pour toute tonne de carbone "consommée". La taxe carbone, pour faire court, c’est un impôt écologique.

C’était une des propositions du pacte écologique de Nicolas Hulot.
Il s’agit d’instaurer une taxe de 32 euros (proposition) sur chaque tonne de CO2 émise par la combustion d’énergie fossile (pétrole, gaz, charbon...) dans les secteurs du transport et de l’habitat. Les entreprises et les ménages sont concernés par la taxe carbone. Par contre, les grandes installations industrielles soumises au système européen d’échanges de quotas ne seraient pas concernées. Si l’électricité, ne rentre pas pour le moment dans le dispositif, l’ancien ministre socialiste est partisan d’appliquer aussi la taxe carbone aux opérateurs électriques.
La taxe (applicable rapidement : 2010 selon le voeu de la Ministre des finances) devrait augmenter de 5 % par an afin d’atteindre 100 euros la tonne en 2030.

Un processus compliqué, mais rentable

Les principales critiques émises avant même que le rapport soir remis au président de la République portaient sur la compléxité de la mise en oeuvre de la taxe carbone.
Même si dans l’entourage de M. Borloo (le , on se rassurant : "L’objectif reste d’installer un dispositif simple, le plus neutre possible au départ, de façon à garantir l’acceptation de ce qui doit conduire à une grande mutation de nos modes de vie" les mesures compensatoires, en faveur des plus défavorisés, qui toucheraient une partie du produit de la taxe carbone paraît annoncer une véritable "usine à gaz". Qui, finalement, va payer ? Qui va retoucher des sous ? Selon quel critère ? ...

Et les ménages paieront plus de la moitié du pactole comme l’écrit le journal Les Echos : "le « signal prix » devra être « lisible, prévisible, universel et éviter en particulier le piège des dérogations », alors que des propositions circulent pour exonérer les ménages modestes ou les familles nombreuses. « Pour des raisons d’acceptabilité », la tonne de CO émise serait facturée au prix de 32 euros en 2010 (le niveau de 45 euros aurait été « idéal » pour accélérer les économies d’énergie), pour atteindre le niveau de 100 euros en 2030. Cela rapporterai près de 8,3 milliards d’euros l’an prochain, dont 4,3 milliards à la charge des ménages...".

Une finalité floue

Les plus radicaux des opposants évoquent une "arnaque". La taxe carbone ne pénalisera pas, pour eux, les principaux pollueurs et ne serait instaurée que pour combler les caisses vides de l’Etat et compenser la suppression de la taxe professionnelle. Selon le journal l’Humanité, par exemple, c’est un tour de passe passe.

En conclusion il ne sert à rien de rester vigilants ou mobilisés. Les français depuis longtemps ne réagissent plus à rien. Il faut consommer : nous consommons. Il faut payer : nous payons. Ca va mal : nous faisons avec. On nous empoisonne : nous nous soignons. Il faut sauver la planète : nos enfants le feront.
Jacques Solomiac