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Le 20 janvier 2018

Editorial 26 novembre 2008

Quel avenir pour le Parti Socialiste ?

La Litote n’est pas un site politique. Toutefois ce média se veut citoyen. Aussi réagir au spectacle politique français n’est pas incongru. Et ces dernières semaines le délitement du PS incite tout individu en capacité d’appréhender l’action politique (stricto sensu) à s’interroger.

"Martine Aubry a été élue Première secrétaire du Parti socialiste, à l’issue du Conseil national du 25 novembre. Selon le rapport de la commission de récolement approuvé par 159 voix (76 contre et 2 abstentions) Martine Aubry a obtenu 67 451 voix et Ségolène Royal 67 349 voix. Pour son premier discours comme première des militantes, la maire de Lille a fixé une feuille de route collective : rassemblement et renouvellement profond, dans une ligne politique clairement ancrée à gauche. Voici l’intégralité de son discours".

Voilà reproduit le texte disponible sur la page d’accueil du site du PS ce mercredi 26 octobre 2008.

Un grand parti mangé de l’intérieur

La création du PS remonte à 1969 (Congrès d’Alfortville) mais c’est surtout en 1971 (Congrès d’Epinay), le congrès d’unification des socialistes, que le PS s’élargit et désigne comme premier secrétaire François Mitterrand.
Il représente le deuxième parti politique français en nombre d’adhérents revendiqués, ainsi qu’en nombre d’élus.

En 1981 avec l’élection de M. François Mitterand le Parti Socialiste a convaincu. Depuis cette date c’est la descente aux enfers. Et le feu est attisé, de l’intérieur, par ces vieux militants dénommés les éléphants : Mauroy, Fabius, Strauss-Khan, Jospin, Emmanuelli, Lang, ... Qui donnent comme seule impression celle de vouloir être kalife à la place du kalife. Sans que jamais une bonne idée de politique socialiste émerge de la cacophonie médiatique.

Pour l’élection présidentielle de 2007 ce fut un festival. La désignation du candidat socialiste à montré à quel point l’intérêt général primait et aussi comment il était possible de dresser les obstacles nécessaires et suffisants pour que la candidate enfin retenue soit battue. Seuls les Verts savent faire mieux (toute proportion ramenée à la taille de leur parti).

Le Congrès de Reims pourquoi faire ?

Deux candidates qui se détestent. Les militants (ou les responsables locaux) trichent pour faire élire leur favorite. Les règles établies ne sont pas acceptées par la perdante. On tergiverse, on s’embrouille, on évoque la plainte en justice... C’est ridicule et affligeant.

La crise financière puis économique qui s’installent auraient pu inciter tous ces grands ténors à accorder leurs idées, proposer des solutions sociales, pour faire face à la situation. Mais non, il ne restera que la haine ...

Et pour encourager les militants à militer, les sympatisants à adhérer, les électeurs à choisir le PS dans l’isoloir ça va être un peu difficile. Car le PS aujourd’hui ce n’est que 232.912 adhérents annoncés et curieusement 137.116 votants au dernier Congrès.

Pourquoi, s’il vous plait, près de 100.000 adhérents ne voteraient pas ? Le compte des adhérents serait il "bidonné" ?

Une des deux motions finales du Congrès s’intitulait : « Fiers d’être Socialistes » (ROYAL). Il y a du travail à faire. Bon courage. JS