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Ça se passe aujourd'hui

Le 12 décembre 2017

La ville 10 janvier 2015

Cinquante cinq mille milliards de dollars

Ce chiffre représente la dette cumulée des états de la planète au début de l’année 2015.
Folie des hommes ? Probablement. Mais surtout folie de la politique qui n’a pas voulu ou su arrêter cette spirale infernale.

Et la dette ne sera jamais remboursée.

Déjà la grande dépression de 1865 - 1895 s’était traduite par une longue période de stagnation économique. A l’origine de cette "crise" une grande vague de spéculation sur mes nouveaux moyens de transport (chemin de fer) et l’immobilier en Europe. La crise va se propager partout dans le monde.
Déjà à cette époque la dette américaine était de 140 % du PIB.

Ca recommence en 1929

C’est une spéculation boursière sur les innovations technologiques de l’époque (radio, voiture) et encore sur l’immobilier qui va déclencher aux Etats-Unis la dépression économique. Elle durera 10 ans. Sa propagation à l’Europe en mai 1931 va mettre à mal les banques et plus généralement toute l’économie. La production mondiale est amputée d’un tiers.
La dette américaine est alors de 299% du PIB.

2007 : la récession mondiale

La crise des "subprimes" (prêts hypothécaires à risques) met en évidence la bêtise des banquiers américains qui ont laisser filer l’endettement des américains jusqu’à un point de non retour.
Et même si l’Europe s’en défend d’abord, début 2010 il faut se rendre à l’évidence, les pays de l’Union Européenne sont (presque) tous au bord de la faillite.
La dette américaine est alors de 370 % du PIB.

Belles paroles mais peu de vérité

Les sommets se suivent et ne produisent rien de concret. Les banques, les marchés financiers, les agences de notation font la Loi.

Le développement ne peut pas être infini. L’emploi diminue partout et la consommation va s’étouffer faute de ressources.

Les milliards de dollars de la dette cumulée ne seront jamais remboursés, ni par la Grèce ni par aucun Etat. Mais ça il ne faut pas en parler.

Les crises précédentes ont montré qu’il y a deux solutions possibles :
- la faillite sévère, avec des conséquences à long terme,
- l’installation d’une longue période de stagnation avec la reprise de l’inflation.

Mais pour le moment rien ne presse. Les politiques sont occupés à essayer de régénérer une croissance bien improbable.
A suivre. Jacques Solomiac.