Contre la tempête du progrès pour une insurrection pacifique

Ça se passe aujourd'hui

Le 24 octobre 2018

Climat 15 septembre 2008

Pôle Nord innondé

Ce sera en septembre 2008 que le pôle Nord aura été pour la première fois en eau libre. On peut désormais faire le tour complet de cette calotte en bateau.

Cette information fait suite à un précédent article Glaces de l’arctique en fonte libre qui laissait supposer cette issue. Jusqu’à présent, la couche de glace de la banquise n’avait jamais cédé simultanément le long des côtes sibériennes et canadiennes. Le Centre national américain de la neige et de la glace (NSIDC) vient de révéler que c’était chose faite.

Selon Étienne Berthier, glaciologue au CNRS (Legos) de Toulouse, "Ce phénomène est une réponse au changement climatique global, et on peut être pessimiste". D’autres experts prédisent la disparition complète de la banquise aux alentours de 2020.

Un objectif aveugle les ressources énergétiques

Pour certains cette nouvelle sonne comme une catastrophe mais d’autres se réjouissent.

Les cinq pays riverains du pôle Nord (Russie, États-Unis, Canada, Norvège et Danemark) se livrent une course à la conquête des territoires libérés par les glaces avec un acharnement qui se moque de dissimuler la convoitise. Il y a en effet d’énormes ressources énergétiques coincées dans les grands fonds, mais techniquement exploitables.
« 22 % des ressources énergétiques non découvertes mais exploitables » de la planète sont là .. Les réserves énergétiques estimées sont énormes : 90 milliards de barils de pétrole, 47 milliards de m3 de gaz naturel, 44 milliards de m3 de gaz naturel liquéfié... Et des gisements d’or, diamants, nickel, fer, etc. Sans compter la possibilité pour les navires de prendre un raccourci entre Pacifique et Atlantique qui fait gagner 5 000 km de navigation. Rien que du "bonus" la fonte de la banquise.

Alors rien n’arrêtera les explorateurs de tous poils qui encore une fois ne se soucieront pas de cette alerte de la nature et vont se déchirer pour tirer profit de ces gisements en polluant encore plus jusqu’au moment ou peut-être il sera trop tard pour l’espèce humaine.