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Le 13 décembre 2017

Bel et indispensable ouvrage de pollinisation
© Photo : Jacques Solomiac

Editorial 3 juin 2009

Le lait coule à flots ...

... pour le plus grand malheur de tous.

Producteurs, consommateurs, vaches, tous sont floués dans cette affaire de gros sous dont seuls les transformateurs et intermédiaires profitent.

Du lait il y en a beaucoup en France. En 2006 le pays a produit 22,89 millions de tonnes.

Le lait de vache pourrait être réservé aux veaux. Il n’en est rien. Les humains consomme le lait des animaux depuis longtemps.

La santé des hommes en question

Pourtant des études récentes tendraient à prouver que le lait de vache n’est pas adapté aux humains :le lait de vache, un aliment non spécifique à l’Homme

Du lait de vache en grande quantité

Les animaux ne sont pas mis a simple contribution ils sont martyrisés pour produire beaucoup. Toujours plus de production pour le profit d’êtres inhumains qui n’ont qu’un objectif gagner plus d’argent.

Une vache peut aujourd’hui produire entre 6.000 et 12.000 litres de lait par an ou 20-40 litres par jour ; c’est 10 fois plus que son ancêtre dans les années 50. La moyenne "naturelle" de production de lait d’une vache qui allaite son petit est de maximum 1.000 litres par an... Plus d’info > ici

Le prix, la rentabilité : un système pervers

Les producteurs produisent toujours plus (en quantité relative) de lait avec moins de vaches. Le nombre de vaches laitières à baissé de 15% environ dans les dix dernières années alors que le rendement moyen a augmenté de près de 20%. L’équation est simple : réduire les coûts de production sans baisser les profits.
Cette période de dix ans voit les prix à la production baisser de 2 à 3% selon le CNIEL alors que les prix de vente aux consommateurs augmentent de 15%. Tout est dit.

La crise : La négociation de ce printemps 2009 n’arrive pas à trouver un accord.
Les industriels ont proposé 276 euros pour 1000 litres, alors que les éleveurs restent sur leur position de 290 euros.
Le secteur laitier est touché de plein fouet par une forte chute des cours et une baisse de la consommation. Selon les chiffres provisoires publiés par l’INSEE fin mai 2009 le prix du lait de vache s’est effondré en avril de 20,3 % par rapport au mois de mars. Sur un an la chute atteint près de 29 %.

Les agriculteurs veulent vivre de leurs élevages. L’industrie agro-alimentaire veut gagner de l’argent et cherche des marges toujours plus importantes. La distribution fait des bénéfices. Et le consommateur comme toujours paie (pour les subventions agricoles via l’impôt, pour sa consommation).

Le solde du commerce extérieur de lait liquide en France a été exédentaire en 2007 de 2,9 milliards d’euros. Alors finalement pourquoi ne pas redistribuer cette mà¢ne aux paysans (en augmentant le prix d’achat du litre de lait à la production) et indirectement aux consommateurs en baissant les prix de vente ? Il faudrait que les intermédiaires acceptent de réduire leurs bénéfices ... Et quand on parle de gagner moins d’argent dans notre modèle économique de croissance et de développement on est pas prêt de se mettre d’accord.

Plus d’informations :
- Les consommateurs qui s’informent et agissent sur l’alimentation :
Le poing sur la table