Contre la tempête du progrès pour une insurrection pacifique

Ça se passe aujourd'hui

Le 20 octobre 2018

Editorial 2 janvier 2010

Le 1er janvier, pour commencer une bonne année.

Le premier jour de l’année est un jour particulier.
La Litote souhaite à ses lecteurs une bonne année 2010. Au delà des formules souhaitons ensemble que la solidarité et la justice sociale facilitent la vie quotidienne de tous ceux que nous aimons. Et enfin que toute la violence inutile cesse, ici et ailleurs, pour respecter les hommes et la nature.

Les humains partout sur la terre font la fête (ceux qui en ont les moyens). Peut-être pour effacer les mauvais souvenirs de l’année qui se termine et/ou pour espérer que l’année qui commence soit meilleure. Aujourd’hui dénué de sens c’est l’occasion de ripailles, souvent excessives et de vœux (trop souvent dématérialisés par les techniques de communication modernes) formulés plus par habitude que par sincère volonté de vouloir le bonheur de ses semblables.

Janvier doit son nom à Janus, le roi légendaire du Latium. La date du 1er janvier qui marque le commencement de l’année civile a été fixée, dans la grande horloge du temps universel, par décision du roi Charles IX en 1564.
Nombreuses civilisations anciennes avaient comme repère le solstice d’hiver comme début du renouveau. C’était la fin de la décroissance du jour, la végétation pouvait se préparer à reprendre sa croissance, le cycle de la vie reprenait.
Dans cet esprit d’associer l’observation de la nature pour organiser la « marche » du temps le gui (viscum album, famille des loranthacées) a joué son rôle au temps des Gaulois.
Le gui de chêne était sacré à cette époque. Sa cueillette et sa distribution étaient organisées par les druides et marquées par des fêtes qui annonçaient la nouvelle année.
Entourées de symbolisme ces usages orchestrés par les druides fixaient la cueillette du gui le 6e jour de la lune qui suivait le solstice d’hiver (autour du 21 décembre suivant les années).
C’est ainsi qu’est née l’expression « au gui l’an neuf), l’habitude d’orner les portes de maisons de bouquets de gui et de ne pas abattre des chênes à cette période.
Le gui, semé par la main divine, était en effet le symbole de l’immortalité de l’à¢me et de l’éternité du monde. Le gui protége et apporte le bonheur.

Si le premier janvier l’église catholique célébre la circoncision de jésus le dicton de nos terroirs propose :
-  A la circoncision,
-  Le jour croit d’un petit vol de chapon

Le chapon (coq castré) ne vole ni bien haut ni bien loin. Le vol du chapon, ainsi exprimé, mesure l’étendue de terre qui entoure le chà¢teau. Elle est estimée à un arpent* de 72 verges.

* Arpent : ancienne unité de mesure agraire qui vaut 42,21 ares