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La vie 5 avril 2007

La santé en danger : Les pesticides sont partout

Les pesticides sont partout. La faute à qui ? Les agriculteurs ? Les jardiniers ? L’Etat ? L’homme sûrement qui est souvent aveuglé par des considérations trop éloignées du bien de l’humanité et trop astreint à ses intérêts personnels et à son seul temps de passage sur la terre.
Un journaliste et un enseignant osent publier un livre provoquant. L’homme saura t’il réagir ?

"Allez, je vous raconte tout. Je m’appelle Fabrice Nicolino. Je suis journaliste, spécialisé dans l’écologie depuis une vingtaine d’années, et j’ai travaillé notamment pour Politis, Géo, Le Canard Enchaîné, Télérama. Je collabore en ce moment au magazine Terre Sauvage.
Un beau jour – il pleuvait – de l’automne 2005, je reçois un coup de fil de François Veillerette, président d’une association au nom imprononçable, le MDRGF (Mouvement pour les droits et le respect des générations futures). Il est par ailleurs professeur, et je le connaissais depuis quelques années, mais d’assez loin tout de même. Je l’appréciais, en tout cas, et connaissais le sérieux de ses batailles rangées contre les pesticides. à€ chacun de nos échanges, je ne manquais jamais de me moquer en butant comme il se doit sur la prononciation de son sigle infernal : MDRGF ! Cet homme a le sens inné de la com’, malgré les apparences.
N’empêche : au téléphone, en cet automne 2005, il me parle d’un projet de livre sur les pesticides, qu’il souhaite faire avec moi. Je sais que j’aurais dû aussitôt refuser, et me concentrer sur ce que j’aime réellement faire – et que je garde pour moi -, mais dès le lendemain, j’ai dit oui. Pour être précis, nous avons topé un samedi matin au Café de l’Industrie, près de la Bastille, à Paris.
Ensuite, les choses ont commencé à devenir sérieuses, car nous avons trouvé un éditeur, Fayard. J’ai bien essayé de faire peur à Henri Trubert, notre directeur de collection, en lui avouant qu’on comptait faire un livre vigoureux – le mot que j’ai utilisé n’est pas dans le dictionnaire -, mais cela n’a pas marché. à€ peine si Trubert a posé des questions : je crois qu’il était convaincu.

Et nous étions liés pour une quinzaine de mois, François et moi, à la vie à la mort. Le résultat est dans le livre, pour le meilleur et pour le meilleur. Il me semble qu’au passage, nous sommes devenus amis. Je suis certain en outre qu’un grand nombre de personnages de notre histoire ne partiront pas en vacances avec nous. C’est dommage."

Extrait du site du "livre".