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Le 11 décembre 2017

La vie 10 avril 2007

La santé des agriculteurs oscultée par la MSA

Maux de tête, nausées, mal de ventre, irritations ou difficultés à respirer...Les produits phytosanitaires en sont peut-être la cause ! Jugés responsables d’un trop grand nombre d’intoxications : 1 utilisateur de produits phytos sur 5 a ressenti des troubles au moins une fois dans l’année écoulée (1).

Phyt’attitude , signaler c’est déjà protéger ! C’est le slogan affiché sur le site de la MSA (Mutualité Sociale Agricole) pour annoncer sa campagne.

Cette campagne lancée depuis février 2004, est assortie d’un numéro vert : 0 800 887 887 qui permet de mieux connaître les risques liés à l’utilisation professionnelle des pesticides sur la santé de l’homme. Il offre en effet aux utilisateurs de produits phytosanitaires le moyen de signaler leurs symptômes (maux de tête, vomissements, irritations cutanées, gênes respiratoires), gratuitement et de manière anonyme. Objectif affiché de la MSA : influer directement sur les instances nationales afin de prendre les mesures qui s’imposent pour limiter la dangerosité des produits.

La France sur le podium mondial

Avec 80.000 tonnes de pesticides par an, la France est le premier consommateur de pesticides en Europe et le 3e consommateur mondial derrière les Etats-Unis et le Japon. Produits visant à la destruction de certains organismes vivants jugés nuisibles (animaux, végétaux, micro-organismes), les pesticides, également appelés produits phytosanitaires sont utilisés depuis de nombreuses années dans différents domaines, comme l’agriculture mais aussi la voirie pour l’entretien des infrastructures routières et ferroviaires, le traitement du bois ou bien encore divers usages privés (jardinage, traitement des locaux…). Or, leur utilisation massive en milieu agricole et non agricole se répercute sur l’environnement (pollution des eaux, de l’air, du sol,…). En outre, depuis plusieurs années, ils font l’objet de soupçons grandissants quant à leur impact sur la santé humaine (favorisation de certains cancers, de troubles de la reproduction, de problèmes neurologiques, d’allergies, d’asthme…).

Des actions concrètes

Différentes actions ont donc été entreprises : en juin 2006, une communication sur le plan interministériel 2006-2009 de réduction des risques liés aux pesticides a été présenté en conseil des ministres. L’objectif des différentes mesures prises ces dernières années est d’obtenir une réduction de 50 % des quantités vendues de substances actives les plus dangereuses. Le plan préconise également d’améliorer la connaissance et la transparence en matière d’impact sanitaire et environnemental et d’évaluer les progrès accomplis. Un observatoire des résidus de pesticides (ORP) rassemble et valorise les informations sur la présence des pesticides dans l’environnement afin de caractériser l’exposition de la population et des écosystèmes et d’améliorer l’information du public, notamment par la mise en place d’un site Internet.

(1) Phyt’attitude sur le site de la MSA