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Le 20 octobre 2018

Editorial 13 juillet 2010

La presse et la liberté d’expression

La presse a peu été libre dans son exercice d’information depuis la proclamation de la "liberté de la presse" en 1789.

Les épisodes récents de la lutte médiatique qui s’est auto alimenté entre Médiapart d’un coté et les services de la Présidence de la République sont éloquents.

Sauf que, pour le commun des citoyen, sans l’information de Médiapart le lien entre "l’affaire" Bettancourt et le Ministre et trésorier du parti politique majoritaire n’aurait pas été fait.

Sans faire d’amalgame il est bien clair que les démêles d’une des premières fortunes de France avec sa famille n’ont rien à voir avec l’Etat de la France.

Mais en "grattant" un peu ; comme sont censés le faire des journalistes dignes de ce métier, la fortune de la dame citée plus haut n’alimentait pas que les comptes d’un photographe. La dame à bien le droit de faire un petit chèque (7.500 euros, c’est légal), ou des dons en espèces au parti politique de son choix. Ce n’est pas la première et ce ne sera pas la dernière.

Tous les partis politiques cherchent (et trouvent) des fonds pour mener des campagnes électorales de plus en plus onéreuses.

Les journalistes n’ont fait qu’un peu de leur devoir.

Nous pourrions dire que pour une fois les journalistes n’ont fait que leur devoir. Mais au delà des faits et de la polémique pourquoi la presse, les médias d’information, ne vont pas plus loin ?

Quid des pressions du Procureur de Nanterre ? Pourquoi seulement des cigares pour 12.000 euros, un prêt de logement de fonction et quelques autres babioles ? Il y a partout en France des abus, des magouilles en tous genres dans lesquelles nombre des politiques sont impliqués.

En ces temps difficiles il serait bienvenu de faire le bilan des cumuls de mandats, des retraites payées à nos Ministres, analyser les véritables revenus des Députés et de Sénateurs. La presse pourrait faire cela. Elle peut et elle saurait le faire.

De fortes pressions

Mais la presse n’est pas libre. Les chaînes de télévisions, les radios, les journaux sont sous le joug des pouvoirs politiques et financiers.

Il n’y a plus en France de grand patron de presse. C’est le capital et les financiers qui se sont offerts les journaux. Les grands industriels ont pris aussi les télés.

Les récents événements au journal Le Monde montre combien il est difficile de rester loin des pressions du Président de la République. Et c’est finalement un groupement de 3 capitalistes qui vont "sauver" le titre. France Soir a été une nouvelle fois relancé par un jeune capitaliste russe. Dassault détient le Figaro, Artemis (famille Pinault), LVMH, ... Autant d’industriels aux manettes de l’information.

Les présentateurs vedettes des journaux sont aux "ordres". La place est bonne pour le salaire, l’ego, et tous les petits travaux à coté. Souvenons nous de la déception du présentateur vedette du journal de 20 heures sur TF1 lorsqu’il a été remercié.

Faites votre travail, messieurs les journalistes. Selon la charte de déontologie que vous avez forcement lue. Nous n’en serons que mieux informés et la démocratie se portera bien mieux. Jacques Solomiac.