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Ecologie 27 novembre 2008

La nature n’est pas rancunière

Les hommes massacrent la nature (faune, flore et autres éléments). Mais cette dernière n’est pourtant pas hostile à aider l’homme à survivre dans son univers pollué. Des études réalisées sur une longue période (20 ans) ont permis de démontrer que les plantes peuvent éliminer au moins 95% des polluants que l’on retrouve dans l’air des habitations.
A l’état sauvage les plantes jouent un rôle de purification de l’atmosphère depuis que la terre existe.

Les polluants de l’air sont absorbés par les feuilles et détruits par transformation. Certaines substances nocives sont traitées par les racines de la plante par le phénomène de la translocation. Ce sont alors les micro-organismes qui vivent dans les racines qui convertiront ces polluants en produits organiques qui serviront à nourrir la plante. MAGIQUE !

Des polluants partout en grande quantité dans les locaux

L’air à l’intérieur des habitations est 10 fois plus pollué que l’air extérieur de nos villes ! Les matériaux utilisés dans la construction et la décoration contiennent des produits qui dégagent des résidus toxiques dans l’air. Ces polluants peuvent affectent la qualité de l’air intérieur sont de nature chimique, biologiques ou particulaires.

Les polluants chimiques sont émis par les matériaux de construction :
- les bois traités, agglomérés et contreplaqués, dont les résines et colles contiennent du formaldéhyde, PVC ;
- les moquettes,
- les peintures, colles et solvants,
- produits ménagers,
- les tissus d’ameublement,
- les matériaux isolants tels que la laine de verre, la laine de roche, ...

Des effets reconnus sur la santé

L’ Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a défini le syndrome des bà¢timents malsains. Ce syndrome se caractérise par : irritation des muqueuses nasales et oculaires, toux, oppression thoracique, fatigue et maux de tête, allergies

Certains polluants chimiques sont classés dans la catégorie des substances cancérigènes.
Le formaldéhyde est par exemple un sensibilisant bien connu et l’un des polluants chimiques les plus fréquents de notre air intérieur, classé cancérogène certain par l’OMS depuis juin 2004.

Une solution simple : les plantes dépolluantes

En 1980, le Dr Bill Wolverton de la NASA a mené des études sur le recyclage de l’air dans les navettes spatiales. Ces premiers travaux permirent de découvrir que les plantes, ont la capacité de dépolluer l’air de façon significative.
En France, le programme Phyt’Air regroupe depuis décembre 2001 les recherches du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bà¢timent) de Nantes et de la faculté de pharmacie de Lille. 3 plantes (chlorophytum, dracaena marginata et scindapsus aureus) et 3 polluants (toluène, monoxyde de carbone et formaldhéhyde) ont principalement été étudiés.

Ces études indiquent que les plantes absorbent les polluants principalement par les racines et par les feuilles. On n’exclut pas aujourd’hui une participation des micro-organismes présents dans le susbtrat.

Quelques plantes d’intérieur pour dépolluer l’air de la maison :

- Areca, le palmier d’Arec (chrysalidocarpus lutescens) absorbe le xylène et le formaldhéhyde (pour les pièces fraîchement repeintes.

- Anthurium (anthurium andreanum) absorbe l’ammoniac présent dans la cuisine.

- Azalée d’intérieur (Rhododendron indicum) absorbe les vapeurs d’ammoniac des détergents pour sols, le xylène et le formaldhéhyde.

- Chlorophytum ou phalangère, ou « plante araignée » (chlorophytum comosum). Effet dépolluant contre les solvants des peintures et des colles (toluène, formaldéhyde). Capte aussi le monoxyde de carbone et le xylène.

- Dracaena, (Dracaena fragrans) absorbe formaldéhyde et benzène (fumée de cigarettes). Capte le xylène et trichloréthylène. Idéal dans les chambres.

- Ficus ou "figuier pleureur", le ficus benjamina capte le formaldéhyde, le xylène et l’ammoniac.

- Fougère de Boston (Nephrolepis exaltata "Bostonienis)" est l’une des meilleures plantes dépolluantes. Absorbe très bien le formaldhéhyde et le xylène. Pour les pièces fraîches en lumière tamisée.

- Le lierre (Hedera helix) filtre le formaldéhyde, le toluène, le trichoréthylène ainsi que le monoxyde de carbone dégagé par les appareils de chauffage. Cultivé en suspension, il peut être placé dans toutes les pièces de la maison : cuisine, salle de bains, chambre à coucher...

- Le philo rouge (Philodendron erubescens) est le plus efficace de la famille pour épurer l’air de son formaldhéhyde. Utile donc si le mobilier est formé de panneaux de particules. Se plait également dans l’humidité des salles de bain.

- Le pothos (Scindapsus aureus) absorbe monoxyde de carbone, toluène, benzène, hexane et formaldhéhyde. Parfait pour un coin bricolage. Evitez la chambre des enfants : sa sève irrite la peau.

- La « fleur de lune » (Spathiphyllum) est très efficace. Il absorbe quantité de composés organiques volatils contenus dans les colles, peintures, vernis et mastics utilisés en aménagement intérieur.

- Les aloés (Aloe vera) absorbe le formaldéhyde.

Combien de plantes ?

Une belle plante pour 10 m² semble suffire à assainir l’air d’un logement. C’est magique !