Contre la tempête du progrès pour une insurrection pacifique

Ça se passe aujourd'hui

Le 13 décembre 2017

Bel et indispensable ouvrage de pollinisation
© Photo : Jacques Solomiac

Editorial 30 avril 2009

La biodiversité au secours de la planète (envers et contre tout)

La nature, la terre mère, s’affranchit toujours de l’incroyable comportement destructeur de l’humanité à laquelle elle offre en permanence des solutions.

Dans un article du 29 avril 2009, « L’arbre à pétrole », l’or vert de Floride le quotidien Le Figaro nous présente un petit arbuste le Jatropha curcas dont les fruits peuvent fournir de l’huile qui est utilisable sans transformation.

Miracles d’une nature mal récompensée

La nature a, de tous temps, permis à l’homme de se nourrir, de se soigner et finalement de se développer. A contrario les hommes "modernes" n’ont eu de cesse que de détruire la nature au seul profit de son confort, de sa richesse, du pouvoir.

La liste serait trop longue à établir mais les exploitations outrancières de la nature sont des plaies qui ne se refermeront pas toutes : mînes et extractions de toutes sortes, déforestation anarchique, massacres d’animaux sauvages, surexploitation des ressources naturelles, pollution, ... Autant d’interventions humaines qui se soucient peu de la destruction d’espèces (faune et flore) qui disparraissent par milliers au seul regret de quelques écologistes pris par le reste de l’humanité pour des illuminés.

Le Jatropha curcas a un avantage : il peut pousser dans des conditions de sécheresse (il craint seulement le gel). Sa rusticité présente un intérêt pour les populations défavorisées qui ne peuvent pas acquérir par exemple des panneaux photovoltaïques. Avec l’huile extraite des fruits de la plante ils peuvent alimenter un groupe électrogène ou tout autre équipement de première nécessité.

Chaque don naturel engendre immédiatement la cupidité

La bétise humaine est capable de proposer de faire rouler les véhicules si indispensables à nos promenades solitaires avec les aliments de base des populations les plus pauvres (carbuarnts verts).

Si les solutions "naturelles" existent il ne faudrait pas que ce besoin immédiatement nécessaire de "faire" de l’argent détourne la solution au profit des plus riches.
Dans les zones les plus pauvres de la planète l’électricité obtenue par le Jatropha curcas permet (et permettrait) de répondre a des besoins de base : produire du froid pour conserver des médicaments, des aliments, ...

Sauf que :
- des millions d’hectares de terres arables sont achetées ou louées dans les pays les plus pauvres par les pays du Nord pour garantir l’indépendance alimentaire des plus riches. Voir "Main basse sur les terres agricoles"
- chaque fois qu’une ressource "interressante" est produite dans les pays du Sud elle est vendue au profit d’une minorité manipulatrice. Pour caricaturer : le cobalt, l’or, les diamants, le coltan et les bois tropicaux rares du Zaire pourraient nourrir raisonablement la population du pays.

Aujourd’hui la production d’huile de Jatropha d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du sud est, pour une grande part, vendue aux Etats-Unis ou en Europe au lieu d’assurer un minimum de confort aux populations qui la produit.

D’autres espèces sont très prometteuses pour subvenir à préserver notre confort moderne comme le Pongamia pinnata mais si ça ne sert qu’à faire voler les avions ... l’humanité est loin d’être sauvée.

Merci à cette nature généreuse qui ne se laisse pas impressionner par la bêtise des hommes et espèrons quelle aura assez de réserves pour accompagner notre espèce encore longtemps sur la planète.
Jacques Solomiac