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Le 12 décembre 2017

Ecologie 24 mars 2010

L’élevage des poissons pire que la surpêche ?

Le site du magazine l’Express Environnement publie un article qui montre bien l’incohérence de l’homme dans sa manière de gérer le patrimoine naturel. Extraits :

Extraits de l’article de l’Express :

"A l’heure du débat sur le thon rouge, la pisciculture est-elle une réponse à l’épuisement des océans ? Pollution, maladies, surpêche... les dégà¢ts provoqués par cette activité sont inquiétants.

La pisciculture va-t-elle sauver les sushis ? ... En Espagne, une équipe de chercheurs soutenue par l’Union européenne a réussi, en juillet dernier, à faire se reproduire des thons en captivité. Jusque-là , l’animal carnivore résistait à toute domestication."

Faut-il y voir une solution au problème de la surpêche ?

Du poisson sauvage pour nourrir le poisson d’élevage

"L’industrie de la pisciculture est loin d’être une panacée, elle ne crée pas de ressources nouvelles et, au contraire, amplifie la crise", estime Daniel Pauly, ancien directeur du centre des pêches de l’université de Colombie-Britannique et initiateur du Seafood Summit. La majorité des élevages, en effet, est constituée par des espèces carnivores (saumon, bar, truite...) nourries avec des farines et des huiles de... poissons sauvages. Leur rentabilité énergétique semble une aberration. Il faut ainsi de 4 à 6 kilos de sardines ou d’anchois pour produire 1 kilo de saumon d’élevage. Pour les thons rouges, qu’on espère élever en captivité, cette proportion pourrait atteindre de 8 à 10 kilos..."

Encore plus de pollution avec les élevages de poissons

Les rejets d’une ferme piscicole moyenne sont, équivalents à ceux d’une ville de 50 000 habitants.

Et des poissons traités aux antibiotiques.

La promiscuité des poissons en captivité - la densité peut atteindre, selon les espèces, jusqu’à 50 kilos par mètre cube - entraîne aussi la propagation des maladies, incitant les éleveurs à traiter les poissons aux antibiotiques, antifongiques et autres pesticides qui contaminent les eaux.

Un virus décime ainsi les fermes à saumons au Chili, où une épidémie d’anémie infectieuse du saumon (AIS) se propage depuis 2007...

Les défenseurs de l’environnement, à l’instar de Greenpeace, prônent des mesures plus radicales : "Il faudrait obliger les aquaculteurs à élever les poissons à terre, dans des aquariums confinés, où les déchets et les médicaments ne pourront pas contaminer l’eau des côtes et des rivières", estime Emmanuel Buovolo.

Sans aller jusqu’à cet extrême, certains producteurs s’appliquent à développer une pisciculture "durable", avec un luxe de précautions figurant au cahier des charges de la filière bio. C’est le cas de Cannes Aquaculture, qui élève, sur la Côte d’Azur, des bars et des daurades dans des filets flottants avec une faible densité de poisson, en s’interdisant tout recours aux antibiotiques..."

Cet article est très intéressant à plusieurs titres. Il faut peut être manger moins, nous humains. Ensuite nous pourrions éviter de vouloir manger de tout, à n’importe quel moment de l’année et respecter les saisons et les cycles naturels de reproduction et de croissance des animaux que nous mangeons. Et enfin faire attention lorsque nous créons une nouvelle filière aux conséquences quelle peut avoir sur l’écologie en général et l’avenir de l’humanité en particulier. JS