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Le 14 décembre 2018

Editorial 8 décembre 2018

Le roi est nu !

Le conte d’Andersen, "Les habits neufs de l’empereur", pouvait désigner un jeune homme d’Etat tellement préoccupé par sa fonction et sa cour qu’il ne pressent pas la fourberie des tisserands pour entendre une voix dans la foule lui dire "Mais il n’a pas d’habit du tout !".
Après trois semaines d’une gestion chaotique de la crise des gilets jaunes le "Roi" ne dit rien. Il laisse aux autres le soin de régler l’intendance gouvernementale. Un signe de son incapacité ?

Loin du peuple

La forme de l’énonciation « Le roi est nu » est un cri qui jaillit, une exclamation irrépressible. Sa signification est toujours la même : c’est le cri qui défait l’imposture, dégonfle la baudruche, fait tomber les masques, dévoile l’évidence, révèle l’objet « tel qu’il est ».
Le "Roi" ne vit pas dans le même monde que le petit peuple. Son train de vie n’est impacté par rien. Ni la hausse du prix du gazole, ni le prix de la baguette de pain dont il n’a probablement aucune idée.

Montrer l’exemple

Le petit peuple n’a plus rien à perdre. Il a compris que les 50,9 milliards d’euros (dividendes et rachats d’actions en 2017 des sociétés du CAC40-Source) n’iront pas grossir leur fiche de paye. Ils ont compris aussi que les efforts, comme en Grèce, en Espagne, au Portugal, sont toujours demandés au peuple. Pourquoi le gouvernement ne fait-il pas un geste fort de restructuration de ses propres dépenses (Députés, Sénateurs, Ministres, Palais,...) pour économiser quelques milliards ?
Le "Roi" serait-il déjà nu ?
Jacques Solomiac